Stent intestinal en alliage de titane-nickel à mémoire de forme

L'intestin est le plus long conduit du système digestif. Il comprend le duodénum, l'intestin grêle, le cæcum, le côlon et le rectum, pour une longueur totale d'environ 7 mètres. L'intestin grêle se replie vers le centre de l'abdomen et est entouré par le côlon. La surface de la muqueuse intestinale est recouverte de villosités intestinales, principalement impliquées dans la digestion et l'absorption des aliments. Dans l'intestin grêle, différents sucs digestifs décomposent le chyme en glucose et en acides aminés, permettant ainsi la digestion et l'absorption des aliments. Les déchets restants forment les selles, qui sont stockées dans le côlon gauche puis éliminées de l'organisme.
Lorsque l'abdomen est rétréci ou obstrué par des tumeurs malignes avancées ou d'autres lésions malignes, la digestion, l'absorption et la défécation peuvent être perturbées. Environ 850 000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués chaque année dans le monde, et 7 à 29 % des patients présentent une occlusion intestinale aiguë, complète ou incomplète, comme premier symptôme. En raison de cette occlusion, la préparation intestinale préopératoire est impossible, ce qui complexifie la prise en charge clinique. Les complications postopératoires, telles que les fistules anastomotiques et les infections graves, sont fréquentes et constituent le principal défi de la chirurgie de l'occlusion intestinale liée au cancer colorectal. De nombreux chercheurs, en Chine et à l'étranger, ont mis en œuvre diverses méthodes de décompression et de lavage intestinal proximal peropératoires, notamment différentes techniques de lavage intestinal peropératoire, la colostomie proximale temporaire, l'intubation transanale peropératoire pour la décompression et la mise en place postopératoire d'un canal anal pour la décompression. La mise en œuvre des méthodes susmentionnées a permis de réduire l'incidence des fuites anastomotiques après résection et anastomose primaires pour occlusion intestinale due à un cancer du côlon gauche, et leur utilisation clinique a été encouragée. Toutefois, elles présentent encore des inconvénients tels qu'une durée d'intervention prolongée, une contamination de la cavité abdominale, une perte d'électrolytes intestinaux et une perturbation du milieu interne.
Ces dernières années, de plus en plus de publications, tant au niveau national qu'international, font état de l'utilisation de diverses endoprothèses métalliques comme support intraluminal dans le traitement de l'occlusion intestinale maligne. Cette technique consiste à placer une endoprothèse en forme de filet au niveau de la sténose intestinale afin d'ouvrir l'intestin et de rétablir la perméabilité de la zone rétrécie ou obstruée. Elle peut constituer un traitement permanent ou temporaire de l'occlusion intestinale liée au cancer colorectal et permettre une intervention chirurgicale programmée. Les endoprothèses intestinales sont indiquées chez les patients présentant une sténose ou une occlusion duodénale, de l'intestin grêle, du côlon ou du rectum, ainsi qu'une sténose anastomotique causée par une invasion tumorale abdominale maligne avancée, une compression ou d'autres lésions malignes. Dans le traitement de l'occlusion liée au cancer colorectal, les endoprothèses intestinales sont principalement utilisées comme traitement transitoire et palliatif [9-10]. Les soins palliatifs sont indiqués pour les cancers colorectaux primitifs ou récidivants présentant des lésions locales non résécables, des métastases étendues ou ne pouvant tolérer une intervention chirurgicale. Ils permettent de soulager l'occlusion intestinale, d'atténuer les douleurs chroniques du cul-de-sac anal et d'améliorer la qualité de vie des patients. La mise en place transitoire de prothèses intestinales peut remplacer la colostomie, assurer une décompression intestinale suffisante, soulager les symptômes d'occlusion et rétablir l'état pathologique et physiologique local et systémique des patients atteints d'un cancer colorectal gauche obstructif, en le rapprochant d'un état non obstructif. Dans ce cas, une chirurgie laparoscopique primaire peut être envisagée pour les cancers colorectaux simples, réduisant ainsi les complications chirurgicales et la mortalité, évitant les traumatismes chirurgicaux secondaires, améliorant le taux de survie et la qualité de vie des patients.

Les endoprothèses intestinales sont généralement fabriquées en métal, l'alliage titane-nickel étant le plus couramment utilisé. Cet alliage présente une excellente biocompatibilité et une grande résistance à la corrosion, et est largement employé dans le domaine médical, notamment pour les prothèses articulaires, les plaques osseuses et les dispositifs d'occlusion cardiaque. L'endoprothèse intestinale en alliage titane-nickel possède d'excellentes propriétés de mémoire de forme et une superélasticité. À une température de 0 à 10 °C (ou dans de l'eau glacée), l'endoprothèse se ramollit et peut être déformée dans une certaine mesure, facilitant ainsi son insertion dans le dispositif implantable. Lorsque la température ambiante dépasse 33 °C, l'endoprothèse se relâche et reprend progressivement sa forme initiale, générant une force d'expansion radiale douce et continue qui agit sur la paroi interne de l'intestin, rétablissant la perméabilité au niveau du rétrécissement. L'endoprothèse présente une bonne superélasticité à température corporelle et peut se déformer au rythme du péristaltisme intestinal, maintenant ainsi l'intestin perméable et confortable.











